mercredi 14 octobre 2009

Sauvetage de l’équipage du Cessna au large de la Corse


Bravo messieurs et merci pour votre aide en S.A.R.

Lundi 12 octobre, en fin d’après-midi, le centre de coordination et de sauvetage (CCS) de la base aérienne de Lyon-Mont-Verdun est intervenu pour déclencher et coordonner les moyens aériens mis en oeuvre afin de rechercher un avion de tourisme Cessna 210, qui s’est abîmé en mer après une panne moteur, survenu au large du Golfe de Porto en Corse. Les six passagers ont été récupérés vivants plusieurs heures après la disparition du Cessna 210.
Les moyens aériens ont été immédiatement déployés sur la zone. Ils comprenaient un Atlantique II de la Marine nationale, un Super-Puma de la base aérienne de Solenzara, un hélicoptère EC 145 de la sécurité civile, un EC 145 de la gendarmerie d’Ajaccio et un hélicoptère suisse de type Cougar, en échange avec l'escadron d'hélicoptères de Solenzara. Un bâtiment de la Marine nationale et deux bateaux civils ont également participé aux recherches.
À la tombée de la nuit, les passagers de l’avion de tourisme ont été signalés par l’hélicoptère Dragon 2B de la sécurité civile grâce aux dispositifs de vision nocturne qui ont permis de repérer les lampes des gilets de sauvetage des rescapés. L’appareil a été immédiatement rejoint sur la zone par le Super Puma de l’armée de l’air, l’hélicoptère de la gendarmerie et l’Atlantique II de la Marine nationale. Le Dragon 2B a assuré, entre 20h06 et 20h40, la récupération par hélitreuillage du premier puis du deuxième rescapé. Entre 21h20 et 21h48, le Super Puma de l’escadron d’hélicoptères 6/67 «Solenzara» de l’armée de l’air a hélitreuillé les quatre autres passagers du Cessna 210 accidenté pour les transférer directement vers l’hôpital d’Ajaccio.
Les interventions se sont déroulées dans des conditions météorologiques particulièrement difficiles. Les vents ont soufflé à près de 100 km/h et le creux des vagues ont atteint quatre à cinq mètres.
Ce «sauvetage exceptionnel» a été piloté par un des quatre CCS de l’armée de l’air, celui de Lyon Mont-Verdun. Ce centre assure une veille permanente des fréquences de détresse. Il assiste également les aéronefs civils et militaires (français et étrangers) qui se trouvent en difficulté. Sous les ordres de la haute autorité de défense aérienne, le CCS coordonne les actions de recherche et de secours aux victimes d'accidents aériens. Pour y parvenir, le centre dispose de moyens (personnel et aéronefs) qui sont mis en alerte 24h/24. Les recherches se déroulent en coordination avec les nombreux organismes étatiques.


Si cet article n'est pas libre de droit, merci de me le signaler en vue d'un retrait immédiat.


Source: Sirpa Air

mardi 13 octobre 2009

Un miracle...


C'est un quasi miracle. Les six occupants d'un avion de tourisme abîmé au large de la côte ouest de la Corse lundi après-midi ont été sauvés dans la nuit de lundi à mardi, après avoir survécu plus de cinq heures dans une mer très agitée. Les rescapés ont été hospitalisés vers 22H30 à l'hôpital de la Miséricorde, sur les hauteurs d'Ajaccio, où ils avaient été transportés à bord d'un hélicoptère Super Puma de l'Armée de l'air et d'un appareil de la gendarmerie. Les quatre hommes et les deux femmes étaient conscients, parfois hébétés, allongés ou assis sur des civières et enveloppés dans des couvertures de survie dorée. Tous souffraient d'hypothermie après avoir passé plus de cinq heures dans une eau à 20 degrés. Une femme a eu un bras fracturé et l'un des hommes souffre de plaies à la tête, a-t-on appris de source médicale.

"C'est un miracle. C'était un sauvetage dantesque, dans la nuit avec des creux de quatre mètres en mer", a raconté un pilote d'hélicoptère. Deux premières personnes, repérées grâce à leurs balises de détresse, avaient été hélitreuillées peu après 20H à bord d'un hélicoptère de la Sécurité civile, puis soignées sur la plage de Porto (Corse-du-Sud), où un poste médical avancé avait été installé. Une troisième personne a été sauvée par un hélicoptère de l'Armée de l'air. Les trois derniers occupants de l'avion ont été hélitreuillés à leur tour peu après 22H, après avoir été repérés près d'un canot de sauvetage largué par un avion de reconnaissance maritime de la Marine nationale.

Un sauvetage "exceptionnel"

Les rescapés avaient pu enfiler leurs gilets de sauvetage et étaient parvenus à s'extraire de la carlingue, le pilote ayant ouvert les portes de l'avion avant l'amerrissage. Ils ont ensuite déclenché des balises de détresse, a indiqué un secouriste. Leur avion, un Cessna 210 "Centurion" qui devait relier Propriano (Corse-du-Sud) à Cannes (Alpes-Maritimes), s'était abîmé en mer dans le golfe de Porto en début d'après-midi. Une heure après le décollage, à 14H54, le pilote avait alerté le centre de contrôle aérien d'Aix-en-Provence signalant une panne de moteur et son intention d'amerrir. Le Centre de coordination et de recherche de l'Armée de l'air avait déclenché les recherches avec trois hélicoptères: un Super Puma de la base de Ventiseri-Solenzara, en Corse, un appareil de la gendarmerie d'Ajaccio et un autre de la Sécurité civile. Ces moyens avaient été renforcés en soirée. Un navire de soutien de la Marine, le Jason, avait été envoyé sur la zone de recherche d'environ 50 km2 dans le golfe de Porto, où il devait poursuivre les recherches de l'épave dans la nuit de lundi à mardi.

Selon un responsable de la sécurité de l'aérodrome de Tavaria, près de Propriano, l'avion de tourisme était arrivé de Cannes à 11h20 avec les six personnes venues passer la journée. Elles avaient pique-niqué sur la plage en bout de piste renonçant à se baigner "en raison de l'état de la mer, très agitée". Ce responsable a raconté leur avoir suggéré de retarder leur départ en raison des mauvaises conditions météo.

Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau a félicité les secouristes, saluant dans un communiqué un "sauvetage exceptionnel". Il "tient à remercier chaleureusement" le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Corse et lui adresse "ses plus vives félicitations" ainsi qu'à "l'ensemble des personnes qui ont permis ce sauvetage exceptionnel", selon un communiqué du cabinet du secrétaire d'Etat chargé des Transports.

dimanche 11 octobre 2009

Tableau de bord du DR400 160cv

Le DR400 est un avion français, des industries ROBIN, en bois recouvert de toile.


Voici le descriptif du tableau de bord:
1- Badin (ou anémomètre): il donne la vitesse de l'avion grâce aux "fameuses" sondes Pitot
2- Horizon artificiel: il permet de connaître l'assiette de l'avion
3- Altimètre: donne l'altitude de l'avion par rapport au niveau moyen de la mer
4- Conservateur de cap: permet de vérifier le cap suivi sur une route
5- Indicateur de virage et bille: l'indicateur de virage donne l'information de l'avion dans l'axe de roulis et la bille indique si l'avion est en vol rectiligne ou en dérapage
6- Variomètre: il indique la vitesse de montée ou de descente de l'avion
7- VOR-LOC: c'est une aide à l'atterrissage: il permet de savoir si l'on est bien dans la bonne pente et dans le bon axe de piste
8- Compte-tours: donne la puissance du moteur
9- Jauges à carburant: niveau dans le carburant. Cet avion possède trois réservoirs
10- Niveau de charge de la batterie: comme son nom l'indique...
11- Température carburant: très important à connaître pour éviter qu'il gèle dans le carburateur
12- Température et Pression d'huile
13- Température des gaz d'échappement
14- Température culasse
15- Température extérieure
16- GPS - radio - transpondeur: le GPS permet de se localiser, la radio permet de converser avec les services de la navigation aérienne et le transpondeur, indique au contrôleur, par un code qu'il attribue, l'altitude et la position de l'avion sur son radar
17- Voyants: indication d'alarmes et de position de certains équipements de vol
18- Balise de détresse: en cas de crash
19- Interrupteurs de feux: anti-collision, atterrissage, roulage, navigation
20- Manette des gaz: donne la puissance à l'avion

samedi 10 octobre 2009

Tours de piste et pannes moteur...


Aujourd'hui, décollage en 34, vent 030 / 3kt.

Le "Papa Golf" étant réservé pour un voyage, nous utilisons le "Kilo Québec" pour les traditionnels tours de piste. Mais cette fois, l'instructeur rajoute les pannes moteur après décollage, l'arrêt au décollage et la remise des gaz. Voilà de nouvelles choses à assimiler, mais qui semblent assez incontournables pour pouvoir voler sans lui.

Les tours de piste se passent encore bien, à part le dernier atterrissage, disons... quelque peu brutal, après que je me sois laissé distraire par mon instructeur. Je pense que c'était voulu car ça l'a bien fait rire.

Aujourd'hui, encore 5 atterrissages et 58 minutes de vol.

vendredi 9 octobre 2009

mardi 6 octobre 2009

Nouvelle interdiction d'emport dans les avions...

Lu sur le site "CRASH AERIEN.COM" du 6/10/09:
http://www.crash-aerien.net/www/news/article.php?id=14786&check=0

Les 'boules à neige' interdites dans les avions US

New York (New York/USA) - Une nouvelle fois nos amis nord-américains se distinguent dans la lutte contre le terrorisme et viennent de bannir des avions à l'embarquement aux Etats-Unis, un nouvel objet qui, à l'approche des fêtes de Noël, ne va plus tarder à à envahir les énormes poubelles qui sont disposées tout à côté des portiques d'embarquement des grands aéroports américains. En effet, depuis peu, les 'boules à neige' sont maintenant interdites d'embarquement et doivent être abandonnées avant de passer les appareils de détection. Elles vont aller rejoindre les bouteilles d'eau, le shampooing, la mousse à raser et autres autres contenants de liquide ou de mousse qui avaient déjà été bannis depuis un long moment sur les lignes aériennes de toute la planète.

Il est à parier que l'Union Européenne ne devrait pas tarder à emboiter le pas et suivre le mouvement. Attention à vos achats en cette fin d'année ou alors pensez à vous les faire livrer, sinon il est fort probable que ce soient les enfants des membres de la sécurité qui hériteront de ces objets et les retrouveront dans leur sapin décoré.

dimanche 4 octobre 2009

INSOLITE...

Publié sur le site "CRASH AERIEN.COM" en date du 4 octobre 2009:
(http://www.crash-aerien.net/www/news/article.php?id=14760&check=0)

Bagarre d'équipage en vol sur un avion de Air India

Lucknow (Inde) -
Un avion de la compagnie aérienne indienne Air India/Indian Airlines a été le cadre d'un événement très inhabituel lorsque plusieurs membres d'équipage en sont venus aux mains alors que l'appareil se trouvait en plein vol, à destination de l'aéroport international de Lucknow (Inde).

L'avion, un Airbus A320, vol IC884, qui effectuait la liaison entre l'aéroport international de Sharjah (Émirats Arabes Unis) et l'aéroport international de Lucknow avec 106 passagers et 7 membres d'équipage à bord, avait décollé depuis une heure et se trouvait au-dessus du Pakistan lorsqu'une altercation a opposé plusieurs membres d'équipage entre eux, dont une hôtesse, 24 ans, et les deux pilotes. D'après plusieurs témoignages, le conflit avait débuté durant le briefing d'avant-vol aux Émirats Arabes Unis pour des raisons exactes qui n'ont pas été révélées mais qui pourraient être en relation avec une tentative de harcèlement sexuel sur l'hôtesse par le co-pilote de l'appareil. Une bagarre a semble-t-il opposé ces deux personnes, devant les yeux étonnés des passagers qui ont vu le co-pilote mettre à la porte du cockpit une hôtesse furieuse et hurlante.

samedi 3 octobre 2009

Les tours de piste continuent...


Aujourd'hui décollage en 34, vent nul (3kt).

L'instructeur ayant son casque HS, nous allons faire nos tours de piste à l'ancienne, micro à la main et haut-parleur pourri: ça crache et ça siffle, et avec le bruit du moteur, on n'entend pas grand chose! Déjà qu'il est d'humeur "bougon", ça me le met bien en forme, le Denis!

Tenir la manette des gaz d'une main, le manche de l'autre, quand il faut parler à la radio ou répondre au contrôle, il y a un moment où il nous manque une main!!! Donc, il y a un paramètre que je ne maîtrise plus trop, notamment la vitesse quand je suis en finale, et là je me fais engueuler! Que du bonheur!
C'est vrai que ça complique un peu les choses dans les tours de piste où beaucoup d'actions sont à enchaîner rapidement.

Et puis, il y avait beaucoup de trafic, et sans vouloir passer pour un pro, il y a quand même des pilotes plus mauvais que moi: il y en a un qui a demandé à BRON la météo d'un autre terrain. Vu le trafic, le contrôle l'a un peu envoyé balader.

Voilà, donc 5 atterrissages et près d'1 heure de vol en plus.

Commentaires...


A la suite de chacun des articles que je mets en ligne sur ce blog, vous avez la possibilité de me faire des commentaires en cliquant sur "commentaires" (ça tombe bien!) indiqué ici sous la flèche orange.

N'hésitez pas à le faire, que ce soit pour me complimenter - ça fait toujours plaisir -, que ce soit pour critiquer - ça permet de progresser -, que ce soit pour demander d'autres informations ou des réponses aux questions que vous vous posez - ça permet de rendre le blog intéressant -.

Je vous en remercie par avance.


Franck

Cartes d'approche à vue française (2)


Après la carte nous permettant l'approche sur l'aérodrome, voici celle qui nous permet d'atterrir.

Les lignes en vert concernent les circuits pour hélicoptères, celles en noir, ceux qui sont à suivre par les avions.

Vous retrouvez donc le "fameux" tour de piste que j'effectue depuis quelque temps, et dont je vous ai déjà parlé dans un précédent "post".

La carte du haut nous donne aussi le numéro de piste, vous constaterez qu'une piste comporte deux numéros suivant l'orientation. Le numéro à deux chiffres correspond à l'angle par rapport au Nord magnétique, également indiqué.

Le schéma dessous indique les voies de circulation autour de la piste, les points d'arrêt avant d'entrer sur la piste, les parkings, ainsi qu'un certain nombre d'outils aidant à l'atterrissage, mais qu'il serait trop complexe d'expliquer ici.

Enfin, dans le tableau du bas, les informations données concernent les pistes:
- le n° de piste (RWY)
- l'orientation magnétique de la piste (QFU)
- la dimension en Longueur et largeur
- la nature de la piste (revêtue ou en herbe)
- la résistance de celle-ci
- la distance utilisable pour le décollage (TODA)
- la distance utilisable pour l'accélération et l'arrêt (ASDA)
- la distance utilisable pour l'atterrissage (LDA)

Toutes ces cartes sont révisées régulièrement par l'Aviation Civile. Il est indispensable pour les pilotes d'en suivre les mises à jour.