dimanche 28 avril 2013

Aux commandes d'un 737

J'ai eu l'occasion, il y a quelques temps, d'aller visiter les simulateurs de vols installés sur l'aérodrome de St-Exupery, et la grande chance de me mettre aux commandes des deux sinus : le premier, assez générique, le second full flight servant à la qualification des pilotes de lignes : un simu de 737-800 NG.

Nous sommes superbement accueillis par des techniciens très sympas, Jeunes Ailes également (bizarre, ça!), qui seront notre "instructeur" pour cette séance. Après une présentation méticuleuse du coeur du système, l'ensemble des moyens informatiques nécessaires au fonctionnement du simu du 737 ainsi que des dispositifs de fonctionnement de l'ensemble des systèmes faisant bouger la grosse boite dans laquelle se trouve un véritable cockpit, nous sommes installés dans le simu générique. Ce sera aux commande d'un Beechcarft 90 que nous ferons notre premier vol.




Je me mets en place gauche, alors qu'un ami pilote m'accompagnant se place à ma droite. Chacun de nous fera un vol "local" avec quelques pannes pour corser un peu les difficultés.

Planquez vos clés, Albéric et Olivier, maintenant on sait le faire décoller ;-)
On sait le faire atterrir aussi, mais ça, c'est plus risqué!

Et puis, nous passons le "vrai" simulateur.

La "petite" boite dans laquelle se trouve le cockpit du 737

Nous entrons dans un réel cockpit d'avion. Comme à chaque fois que j'ai pu me faire inviter dans le cockpit, tout y est... sauf les deux personnes dans les fauteuils à l'avant. Nous admirons cet environnement comme des gamins hébétés devant leurs cadeaux de Noël.

Les pilotes ne sont pas là... allez, on s'installe aux commandes!

La place du Copi

La place du Cap'tain

Notre instructeur du soir nous allume les écrans du simulateur... Et là... complètement bluffé!!! Les images sont d'un réalisme extraordinaire. Nous sommes sur la piste de Madère. Cette piste a la particularité d'être sur pilotis, et surtout, l'approche ne se fait pas en ligne droite pour la piste, mais en "S". Pour l'arrivée, nous serons aidés par un lièvre qui représente ce "S".



Après quelques explications sur les tableaux, les vitesses, les taux de montée et descente, nous mettons en route nos deux réacteurs. La cabine vibre légèrement, le bruit du démarrage est également présent. On s'y croit vraiment. Nous sommes repoussés jusqu'à être alignés sur la piste. L'avion bouge. C'est extraordinaire, on voit le pousseur devant nous qui nous positionne correctement pour le départ.



Je suis correctement aligné et prêt au départ. Poussée des manettes de gaz, la cabine s'ébranle et nous commençons à prendre de la vitesse. VR atteinte, je tire sur le manche, l'avion s'élève dans les airs avec un vario impossible dans nos cocottes en papier. Le premier vol de prise en main de la machine sur déroule de façon très honorable avec un tour de piste sur Madère. Certes, les rayons de virages sont un peu plus importants qu'en TB20, mais ça va pas mal. Mon copi m'aide dans ma tâche en rentrant le train, puis me sortant les volets et le train.


Je me pose très correctement pour un premier atterrissage aux commandes de cette machine. J'ai un peu transpiré, mais tout va bien.

Notre instructeur nous repositionne sur la piste pour une nouveau départ et m'annonce que nous allons avoir quelques soucis pour le prochain tour.... Et c'est parti. Décollage dans l'axe, tout va bien malgré la nuit bien noire. L'avion commence à être chahuté : notre instructeur nous ayant mis un gros orage sur la zone. Vu ce qui risque de nous arriver, je préfère m'éloigner un peu du terrain, plutôt que de faire un tour de piste, afin d'arriver le plus proprement possible.

Mon copi m'aide à préparer la machine, sortie des volets au premier cran, ça bouge de plus en plus. L'orage s'intensifie sur la zone et des éclairs viennent illuminer notre cockpit. Mon copi me sort le train :  seulement deux vertes. Le train droit refuse de sortir... ça commence à se compliquer... L'instructeur explique où se trouve la commende manuelle de trains et comment le sortir... juste au moment où le cockpit est envahi par la fumée. Il nous faut mettre les masques à oxygène. Là, on est vraiment dans la m...

Je continue mon approche. La vitesse est trop basse, il faut remettre des gaz, mais un réacteur ne répond pas tout à fait comme un moteur de DR400. Je pousse un peu plus quand retenti une alarme : feu du moteur gauche. Nous déclenchons la première charge d'extincteur... le feu continue. Nous enclenchons la deuxième charge... Le feu est éteint. Pendant ce temps je dois gérer l'arrivée en "S" et suivre le lièvre.

Avec un seul moteur, je n'ai plus assez de puissance, j'essaie de pousser à fond... trop tard, c'est le crash! Nous sommes secoués comme des malades. J'ai perdu 5 litres de transpiration. On pue le fumigène... on a les visages marqués par les masques... tout va bien nous sommes vivants, ce n'était que du simu!

C'est au tour de mon Copi de devenir Capt'ain. Lui aura droit à une arrivée sur Lyon St-Exupéry par piste verglacée et enneigée.



Au moment du freinage, l'avion part en glissade sur le côté et sort de piste... C'est pas bon, ça... Deux avions cassés en moins d'une heure....

L'aérogare de ST-Exupéry



Sur d'autres essais, nous aurons :
- perdu un moteur
- eu le feu sur les deux moteurs + l'APU
- éclaté un pneu au roulage
- pris la neige
- été dans le brouillard le plus épais que je n'ai jamais vu
- fait un amerrissage (non volontaire)
- fait un atterrissage sur le ventre

Que de souvenirs. Merci à nos instructeurs pour ces moments magnifiques.

lundi 15 avril 2013

Le marais Poitevin pour un WE...

C'était un voyage dont on parlait depuis près d'un an, mais il nous fallait coordonner des agendas compliqués. Mais c'est maintenant chose faite. Ce voyage consistait à aller se poser à Poitiers-Biard, passer une journée au Futuroscope, faire une survol de l'Atlantique et rentrer à la maison.

Nous étions trois pour ce projet : Jean-Yves, Jean-Christian (JC) et moi-même. Sur une organisation de main de maître de notre chef de projet "titulaire", JC, (et oui, nous lui avons remis son diplôme il y a quelque temps déjà), qui nous a même prévu le premier WE radieux depuis longtemps, nous sommes partis en ce samedi matin, tôt (disent certains), très tôt (pour d'autres) sur notre fidèle monture le PA28 des Ailes Lyonnaises.

Le ciel qui s'offre à nous pour ce départ matinal valait quand même un réveil aux aurores :


L'hôtel était réservé depuis quelque temps, les nav prêtes depuis un peu moins de temps, une petite réunion de coordination le vendredi soir pour faire le point et c'est le départ. Rendez-vous est donné pour 6h30 à l'aéroclub.

C'est Jean-Yves qui prend les commandes de notre machine pour la branche Lyon-Bron - Poitiers. La météo est excellente. Certes, quelques nuages subsistent, mais par rapport au ciel bâché de ces derniers mois, c'est du pur bonheur. Les contrôleurs de Bron n'ont pas encore pris la tour d'assaut, ce sera donc de l'auto-info pour le départ.


En 2h20, nous atteignons notre destination après une croisière au FL085. Quelques nuages subsistent également ici, ce qui nous fait descendre quelques nautiques avant notre TOD. L'arrivée se fait sans encombre, le terrain étant facilement repérable à l'ouest de la ville. Le cheminement est bien détaillé sur la carte VAC, et notre pilote, expert en approches, se débrouille comme un chef. Grande première pour Jean-Yves, puisque c'est son premier VFR Spécial!

Contente d'arriver, la JAscotte

Sortis de la zone sécurisée, nous nous rendons aux Opérations pour payer notre dû. L'agent d'escale nous indique même un taxi pour nous rendre à l'hôtel où nous prenons possession d'une des trois chambre pour déposer nos affaires avant de rejoindre l'entrée du parc.

o O o

Le retour se fera le lendemain après un "vol local" qui nous conduira sur le marais Poitevin, Fort Boyard et l'ile de Ré. C'est JC qui prend les commandes de notre PA28, après que nous ayons refuelé.
Nous laissons la priorité de départ au Rayanair, auquel j'avais envoyé un SMS au copilote, des fois que ce soit Marc, mais resté sans réponse. Soit ce n'était pas lui, soit, vu la très courte durée de l'escale, il n'a pas eu le temps de me répondre.
Dommage, ça aurait été rigolo de se croiser ici.

Marc on board?

JC informe donc le contrôleur de qui nous sommes et de nos intentions : "un PA28 à la pompe, 3 POB, pour un vol à destination de St. JUNIEN, sortie SW, 2 000ft QNH". Nous recevons la clairance de roulage derrière le 737. Quelle belle machine!

Le temps est enfin magnifique. Bien longtemps que nous attendions le beau temps. Nous profitons pleinement du paysage magnifique de cette région. Ça change de la maison : c'est tout plat à perte de vue. Tantôt des champs, tantôt des marais et quelques petits villages égaillent ce paysage de carte postale.

Nous approchons de l'Atlantique. Notre JAscotte des Jeunes Ailes admire elle aussi le paysage, et parfois un peu le pilote. L'avantage de piloter dans cet écrin de verdure, c'est qu'on a bien les yeux en dehors du cockpit pour bien admirer le paysage.


C'est bon. Le JC est bien sur la route programmée ;-)

Au bout de quelques minutes de vol, le contrôleur de Poitiers s'inquiète quand même un peu de notre trajectoire. JC lui avait annoncé St-Junien en destination, qui se trouve au Sud-Est de Poitiers, aux alentours de Limoges, et nous maintenons un cap au 270. Il nous rappelle donc pour confirmation de destination.

Le vol se poursuit par un survol de l'ïle de Ré, de Fort Boyard et d'une partie de la côte Atlantique jusqu'au Sud de La Rochelle où j'étais passé l'an dernier (pour ceux qui suivent! ;-) ).



 Un peu loin pour saluer le Père Fouras!

C'est donc au Sud de La Rochelle que JC met le cap dans la bonne direction : 090. Notre vol nous conduira à la verticale des installations de Cognac. L'aéroport militaire n'étant pas actif, nous pouvons le survoler tout en respectant l'altitude mini imposée par le répondeur automatique.

Les deux pistes Cognac, en triangle :



En arrivant sur l'aérodrome d'Angoulême, je tente de contacter par radio un "Jeune Aile" local avec qui nous avons rendez-vous pour déjeuner à St-Junien. Il s'agit de Quentin. Vu l'heure de rendez-vous, il ne doit pas tarder de se mettre en vol, ou l'être déjà. Pas de réponse. Il n'a probablement qu'une seule radio à bord. C'est donc par SMS que nous arrivons à nous joindre. Effectivement, il se met en route. Nous arriverons à quelques minutes d'écart sur St-Junien.

Angoulême (LFBU)

Nous arrivons sur le "petit" terrain de St-Junien. La piste fait 585m pour l'atterrissage et a une légère pente. Nous révisons l'arrivée avec JC. Ça fait court, mais c'est acceptable.

St-Junien (LFBJ)

Nous dégageons la piste et allons nous garer sur le parking en herbe en face des hangars quand nous entendons arriver Quentin dans son C152 pour sa reconnaissance de terrain.
Quelques minutes plus tard, nous voici réunis pour aller déjeuner. Il nous a fait la surprise d'arriver déguisé en chanteur de Mama Mia. Du grand n'importe quoi, mais on s'est bien marrés!

Le C152 de la tournée Mama Mia!

Si ça, ce n'est pas du vol local!!!

Après le repas, il est temps de repartir pour Bron. Nous prenons toutefois le temps de discuter avec des membres du club local, par qui nous sommes très bien accueillis. Ils en profitent pour nous parler d'un événement qui semble très sympa : Le "Legend'air en Limousin" qui se tiendra les 7 et 8 septembre prochain. Je glisse à JC, membre du groupe voyages du club, que ce serait sympa d'organiser un vol pour cette manifestation.

Nous prenons congés des membres du club local et de Quentin, et je me mets aux commandes de notre PA28. La décision est prise d'aller refueler sur Limoges, car nous n'avons que la sécurité mini dans les réservoirs et que nos indications de jauges sont défaillantes.

Arrivés sur Limoges nous nous dirigeons vers la pompe à carburant. Pas de chance, il nous faut une carte BP. Nous devrons faire appel à l'essencier pour nous ravitailler.

 Notre PA28 à la pompe

Voilà notre 1/2 heure de perdue...

Je contacte les opérations par radio, car le téléphone indiqué ne semble pas fonctionner. On nous annonce l'arrivée du préposé, mais en voyant arriver le Ryanair (est-ce Marc, là aussi?), nous avons quelques doutes sur la vitesse à laquelle il va nous rejoindre. ceci est confirmé par un pilote local qui nous indique que l'essencier fait aussi bagagiste sur les vols commerciaux. Heureusement, les escales de Ryanair sont de courte durée, mais quand même.

Le voilà sur le départ. Ca a de la gueule quand même!

Les pleins enfin faits, nous reprenons notre route pour Lyon. Pas grand chose d'extraordinaire en dehors du Puy de Sancy magnifiquement enneigé et un PAX planant avec les muses. Mais cette fois, soit il s'est débranché, soit il n'a pas ronflé!!!

Merci à mes compagnons de voyage pour l'excellente ambiance et les franches rigolades que nous avons partagées. Merci également pour les droits sur les photos.

A remettre... ASAP

dimanche 31 mars 2013

Un ami, ça peut être surprenant...

Pour planter le décors, il y a quelques jours, le calendrier m'a doté d'une année de plus au compteur. Bien sûr la famille m'a manifesté son affection ou son amour, et l'ensemble de mes amis m'a aidé dans cette épreuve, soit par des appels soit par des messages. C'est toujours très agréable, bien sûr et ça fait chaud au cœur. Un grand merci à tous.

Mais samedi soir, en reprenant ma voiture au club, où j'étais passé en vue de la préparation d'un voyage prochain, j'ai trouvé accroché sous l'essuie glace du pare-brise, un sac en plastique contenant une enveloppe. Surprise!!! Voyant la marque sur le sac plastique, j'ai tout de suite compris de qui il s'agissait, mais je m'attendais à une "connerie" de plus, car nous avons l'habitude de nous "taquiner" avec ce personnage...

Sur l'enveloppe se trouvait les traditionnelles formules d'anniversaire, même si certaines étaient dans un langage, disons "original", mais ça m'a déjà bien fait rire. A l'ouverture de l'enveloppe, quelle surprise : une safety card totalement personnalisée et plastifiée, avec mon logo "Air Franck" (créé par un de mes neveux, il a quelque temps).

J'ai trouvé ça super sympa, vraiment, et très original comme cadeau, d'autant que je suis collectionneur de ces fameuses safety cards.

Mais la luminosité de cette heure tardive ne m'a pas permis de regarder en détail, l'ensemble des messages de sécurité inscrits sur cette carte. En plus, je reprenais ma voiture, donc aucune nécessité de lire le document. Ce n'est que dimanche, au petit matin, que je retrouve sur mon bureau ce document posé à côté de mon PC. Et là, quelle surprise. Tout y est, bien sûr, en terme de sécurité, mais avec des messages TRÈS  personnalisés. Va falloir que je fasse attention à ce que je raconte... Comme dans la nature : "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". 

J'ai donc voulu partagé avec vous, fidèles lecteurs, cette safety card, et par la même, encore en remercier son auteur pour ce très amical cadeau, et surtout cette pièce unique de ma collection. Un ami, ça peut être surprenant, et c'est cher! 

Merci l'Ami!




dimanche 24 mars 2013

Aérodej de Roanne... Mais si, ça passait!

Ce matin, nous avions rendez-vous avec Thomas et un de ces amis pour nous rendre à l'aérodej de Roanne (LFLO). Le même vol était prévu dans mon autre aéroclub, sur Bron, ce qui devait faire quatre avions depuis le BRONX.


Depuis hier soir, nous scrutions le ciel et analysions les bulletins météo. Il n'y avait rien d'encourageant, mais autant l'avion par tempête de ciel bleu est très agréable, c'est aussi sympa de faire des vols un peu techniques dans des conditions météo dégradées, sans se mettre en danger. Nous décidons donc de faire un point téléphonique ce matin à 7h00 pour prendre la plus sage des décisions.

Comme prévu, point météo au réveil. Ce n'est toujours pas bien bon, mais comme d'habitude, c'est le départ qui pose problème depuis Lyon, alors que les METAR et TAF ne sont pas si mauvais du côté de Roanne. Nous décidons de faire le point sur le terrain, avec tous les éléments en main, afin de voir si c'est jouable quitte à reporter un peu le départ.

Dossier météo en main, lecture des cartes, étude des images radar... et ce n'est pas encourageant. Que faire? L'ATIS "B" de Bron nous donne du VFR Spécial : une visi de 4 800m, FEW010 BKN043 OVC072. Chose rigolote, l'ATIS en anglais donne les mêmes hauteurs de nuages mais en mètres. Dur dur le dimanche matin, les gars! ;-)

Le Nord de Lyon est complètement bouché, comme d'habitude sur le Val de Saône et les Dombes. Nous envisageons donc un départ par le Sud. Nous irons rejoindre St-Etienne pour contourner les massifs s'ils sont accrochés et remontrons la vallée de la Loire. D'un commun accord, nous décidons de tenter le départ, et reviendrons au-cas où la météo ne nous laisse pas passer.

Avant de partir, je jette un oeil du côté de l'autre aéroclub, ça semble ne pas bouger beaucoup. Pourtant, un certain nombre de voitures sont stationnées devant. Nous faisons le plein de l'avion et c'est Thomas qui prend la place de gauche pour l'aller. Nous sommes autorisés à rouler pour le point d'arrêt A4. pas de chance, c'est la 34 qui est en service alors que nous partons vers le Sud. Ce n'est pas grave, ça nous donnera une bonne estimation de la visibilité horizontale et du niveau réel des nuages.

Nous sommes autorisés décollage, Thomas met en puissance et nous voilà partis. Nous passons les 1 500 ft du tour de piste toujours pas de FEW. C'est vers 2 400 ft en éloignement du Bronx que nous rencontrons les premiers nuages. Nous sommes libérés par la tour de Bron à SA. Le contrôleur nous demande la réalité des nuages que nous lui transmettons. La couverture nuageuse OVC est bien au-dessus des nous et nous sommes bien en SCT en dessous, mais nous voyons très souvent le sol. J'en profite pour faire une photo et l'envoyer au "G.O" du groupe "voyages" qui a réussi à se lever pour qu'il transmette l'info aux équipages de l'autre club, afin qu'ils disposent de la réalité en l'air si jamais ils n'ont pas déjà abandonné.

Au départ de Bron... 

On approche SA... vive le "on top" en sandwich!

Nous n'entendons pas grand monde sur la fréquence du SIV Lyon comme sur celle de Clermont. Nous devons être les seules tranches de jambon dans ce sandwich nuageux. Et puis, d'un coup, la radio crépite sur Clermont Info. C'est un autre DR400 qui vient de St-Yan et souhaite rejoindre Roanne pour l'Aérodej. A priori, nous serons donc au-moins deux avions à déguster les croissants de la boutique aéro. Je craints beaucoup pour la bouée qui va encore prendre cher!

Nous faisons tout le vol on top et sous plafond entre 4 800 et 5 000 ft. Le plafond est à au-moins 6 000ft. De temps en temps, une tache de bleu nous apparait. C'est magnifique et surtout inhabituel comme décors. Nous arrivons vers Roanne et quittons Clermont info en leur donnant les conditions météo du moment pour les autres éventuels aventuriers.


Ca se dégage à l'arrivée de Roanne


L'AFIS de Roanne est à son poste. il nous annonce la 20 en service, et comme nous arrivons pas le Sud, nous intégrons directement la vent arrière main droite. L'autre avion que nous avions entendu sur la fréquence vient de se poser.

Après un atterrissage tout en douceur, nous sommes dirigés vers la parking par des placeurs, qui ont même la gentillesse de nous reculer sur l'emplacement de parking alors que nous sommes encore à bord. Comme les gros avions, nous avons droit au push-back. Extraordinaire. Quel organisation!

Après avoir salué nos hôtes et échangé quelques mots sympathiques, nous sommes dirigés vers le buffet, où nous sommes accueillis par la Présidente de l'aéroclub local : 

Si vous passez par-là, allez les saluer. Ils sont très accueillants.

L'accueil est chaleureux. Petit café, brioche Roannaise excellente (trop excellente), fruits frais, jus d'orange et contacts très sympa par un grand nombre de présents. Ici, les gens viennent vers les autres pour discuter... C'est certain, on n'est plus sur Bron!

Nous en profitons pour faire la connaissance d'un des journalistes d'Info-Pilote, également rédacteur en chef adjoint de "Carnets de vol", le magazine aéronautique de France 3. Très sympa ce premier contact, et après avoir discuté de ce que nous faisons dans les aéroclubs où je vole, et notamment du Groupe "Voyages" et de l'association Jeunes Ailes, il me propose que nous échangions nos coordonnées, pour de futurs contacts, voire articles dans le magazine Fédéral.

Il est temps pour nous de retourner affronter les éléments, non sans avoir participé à la photo de groupe. Peut-être que ce sera ma deuxième apparition dans cette revue...

Après la prévol habituelle et un point météo, qui est quand même "LE" sujet du moment, je me mets aux commandes de notre monture, et contacte l'AFIS, toujours à son poste. La piste en service est maintenant la 02, donc une fois de plus, dans le sens inverse de notre route, car nous partirons encore vers le Sud, mes monts du Lyonnais étant encore accrochés.

Après avoir pris congé et remercié nos hôtes, je contacte l'info de Clermont. La météo est toujours la même qu'à l'aller. Nous arrivons à monter à 5 500 ft, au-dessus d'un champ de nuages magnifique. Ayant un peu l'habitude de faire du "on top", je n'avais jamais vu ce paysage blanc et totalement lisse. D'habitude, les nuages ressemblent à des boules de coton, alors que là, c'est plus un champ de neige.

C'est le jambon qui prend la photo depuis l'intérieur du sandwich

Au loin, nous voyons des trouées laissant apparaitre le sol, nous pourrons donc descendre, mais la hauteur du boyau dans lequel nous évoluons n'est pas super important : nous avons environ 1 000 ft d'évolutions entre le bas et le haut. Par contre, la visi horizontale est parfaite, nous avons largement la vue à plus de 10km.

Tout en effectuant de petits slaloms pour éviter les nuages et rester en condition VMC, nous rentrons sur Lyon. A notre arrivée, mes premières trouées nous laissant apparaitre le sol sont au-dessus de la vallée du Gier, ce qui est parfait. Nous descendions avec un taux légèrement au-dessus de la normale afin de rejoindre notre altitude d'entrée dans la TMA. Lyon Info nous libère et nous demande de passer sur la tour de Bron. Il n'y a aucun trafic, même pas d'IFR en fréquence. Serions-nous les seuls à voler? Ca semble être la cas. Il est vrai que l'ATIS annonce du BKN à 2 000 ft, ce qui n'incite pas à sortir ses ailes.

Nous voilà rentrés et bien rentrés. C'est un vol que je n'aurai probablement pas fait seul, car monopolisant pas mal les ressources intellectuelles, mais qui permet de travailler les vols un peu techniques et envisager les possibilités de déroutement. Vol intéressant en terme d'expérience.

Merci à Thomas et à Lionel pour ce bon moment.

mardi 19 mars 2013

Aéroski 2013 des Jeunes Ailes


Voilà un an que nous attendions ça : l'Aéroski des Jeunes Ailes. 14 mois d'attente, plus exactement.

L'an dernier, c'était le dernier WE de janvier où nous nous étions retrouvés à Megève pour un programme fort intéressant : un tour en avion chaussé de ses skis pour aller faire des touch and go sur les glaciers, et un peu de ski, accessoirement. D'autres activités pouvant être réalisées, il suffit de rajouter un "p" quelque part et certains comprendrons. Malheureusement, dame météo s'était fait le malin plaisir de nous clouer au sol (une fois de plus) et tout le WE s'était finalement soldé par du ski dans des conditions pas super agréables. Heureusement, l'organisation, le groupe et l'ambiance avaient permis de passer un excellent WE.
Tout ceci était décrit ICI.

C'est donc en ce WE des 16 et 17 mars qu'un certain nombre d'entre nous a retenté l'expérience de l'Aéroski, toujours à Megève. Les conditions météo semblaient être de la partie, au-moins pour le samedi, ce qui devait nous permettre de réaliser une expérience extraordinaire : nous poser sur les glaciers de la vallée de Chamonix.

C'est donc le vendredi soir que toute l'équipe se retrouve dans notre lieu de résidence, autour d'une bonne raclette, servie par "Hervé". Les "anciens" font connaissance avec les "nouveaux" venus, et cette année ils sont au nombre de trois : Michèle, Valentin et Yoann. Tout de suite le courant semble bien passer, peut-être que la raclette et le vin blanc de Savoie y ont contribué, toujours est-il que cette première soirée a été l'occasion de nombreux éclats de rire. Et ça ne s'est pas vraiment arrêté durant tout le WE.

Après un repas "léger", les heures de rendez-vous sont prises pour le lendemain matin : heure de réveil, rendez-vous du petit déjeuner, perception du casse-croute de midi (important pour certains, semble-t-il), arrivée au terrain pour sortir les avions....
Le premier point était assez polémique : pour certains, trop tôt, pour d'autres... la journée commençait encore plus tôt...

Justement, voilà le paysage vu vers les 7h00 du mat'

Après une bonne nuit passée avec le sommeil du juste, nous nous retrouvons au petit déjeuner, accueillis par "Hervé. Hervé est devenu l'emblème charismatique de ce WE depuis l'an dernier. Un Aéroski sans Hervé, ne serait plus un Aéroski. Il manquerait forcément quelque chose. 

Nous arrivons tant bien que mal à lui expliquer ce que nous prendrons au petit déjeuner, et finalement, chacun a pu bénéficier de sa boisson préférée. En écrivant ça, j'en entends déjà certains très légèrement moqueurs (mais vraiment très légèrement) dire "boisson préférée, certes, mais que au petit déjeuner, parce que dans la journée, c'en est bien d'autres". Enfin, laissons passer les sarcasmes!

Il est temps de partir pour le terrain où notre Président doit nous attendre. A notre arrivée, les portes des hangars sont déjà ouvertes et les avions en train de sortir. Après avoir salué les membres "émérites" de la plateforme : le Chef pilote, le responsable et bien-sur Chaton (!), nous aidons à disposer nos montures sur le parking de l'aérodrome. Enfin, l'un d'entre nous n'ayant malheureusement pas trouvé la sortie des ses poches, n'a pu en extraire ses mains et nous aider dans la manipulation des avions, à son grand regret, bien sur. Mais la discrétion et l'amitié m'en ont fait oublié le prénom.

Petit briefing avec le chef pilote qui organise les tours d'avions. Nous sommes six à voler et nous aurons finalement deux avions à disposition au lieu d'un. Nous partirons à deux par avion avec un instructeur.
Premier équipage, nous laissons les honneurs aux nouveaux de la dream team, Michèle et Valentin. Avec Pierre, nous constituerons le deuxième équipage, et comme pour garder les meilleurs pour la fin, le dernier vol sera assuré par Arnaud et Yoann. Mais le fait d'être dans la catégorie des meilleurs implique des sacrifices, il leur faudra attendre notre retour... dans 2 heures.

Nous voici partis dans notre Mousquetaire immatriculé F-PMGV, où je me mets aux commandes. je n'ai volé qu'une fois sur cet avion et pour un vol de... 10 minutes, en septembre dernier (vol sur Saint Roch Mayeres). Il me faut donc me remettre dans l'avion et trouver mes marques. Vu la température extérieure, nous le laissons chauffer doucement ce qui me permet de refaire connaissance avec la bête.

Ce sera donc l'"India 2" qui partira en premier avec Michèle, Valentin et Jacques.

Nous suivons difficilement car l'avion est moins puissant. Nous survolons la vallée de Chamonix et arrivons au-dessus du glacier du Tour, qui sera notre première étape. Il y a un monde fou qui tourne autour, ce qui fait que l'"India 2" renonce alors que nous persévérons.

Pym's m'explique la façon de se présenter, de reconnaître le terrain, d'apprécier l'aérologie, de déterminer les points de visée et de toucher... Tout un programme. Les paysages sont magnifiques et il faut quand même se concentrer sur ce qu'il va falloir faire dans quelques instants... atterrir!

La reconnaissance se fait en trois étapes : haute, moyenne et basse hauteur. Il faut également surveiller les autres avions et voir comment ça réagit au moment où ils touchent le sol. Nous longeons les massifs, nos ailes ne passent pas loin (pour moi) mais Pym's est très confiant. Je fais mon premier circuit dans le cirque offert par la montagne. Craignant d'être juste, je décide de faire d'un pic rocheux et je me fais engueuler par l'instructeur car je viens de me mettre en infraction : le fait d'avoir le tour de ce "petit" cailloux, je me retrouve en Suisse... sans plan de vol! Quelle honte! Bon, c'est vrai que les avions ne sont pas équipés de transpondeur, donc...

Je reviens pour un autre passage de reconnaissance à plus basse altitude. C'est de plus en plus près du massif, de plus en plus impressionnant... Troisième tour pour le passage à basse hauteur. Pym's me demande d'évaluer l'altitude du terrain. Je ne me goure pas trop, ça me rassure. Je procède donc à un éloignement pour m'aligner. Voilà la finale qui arrive. c'est très impressionnant.

Notre arrivée sur le glacier du Tour (et la très légère incursion en Suisse)

Le toucher est très doux, la neige doit bien amortir. Ce qui est déstabilisant, c'est que l'on doit maintenir du moteur en atterrissant, ce que l'on ne fait pas en temps normal. Malgré la puissance, l'épaisseur de neige étant si importante que nous nous trouvés bloqués juste avant de tourner pour se remettre dans la descente. Malgré la puissance du moteur, notre monture ne veut rien savoir. Nous voilà bien plantés! Mais avec Pym's, il y a toujours une solution.

Il demande à notre passager de descendre de l'avion pour aller nous aider à tourner en poussant l'aile pendant que nous donnerons de la puissance moteur, puis nous décollerons et reviendrons le chercher au prochain tour! Quelle chance j'ai d'être aux commandes. Pierre descend donc et nous aide à nous réaligner pour partir. Il doit quand même pousser fort, et l'effort à fournir à 11 500ft n'est pas anodin, ni la récupération, du reste.

Nous voilà donc partis, avec Pierre resté sur le glacier, planté au milieu de nulle part, à regarder passer les avions. Dommage qu'il n'y en ait eu aucun entre notre décollage et notre atterrissage. Ça aurait certainement surpris les équipages de voir un mec planté là tout seul. Bon, comme on l'apprécie bien, nous sommes quand même retournés le chercher. Grand bien nous en a pris, car il en avait profité pour filmer mon retour :

 Merci Pierre pour cette vidéo prise au péril de ta vie!!!

Le petit "Tour" de récupération

Posés sur le glacier d'Argentière

Nous quittons le glacier du Tour pour celui d'Argentière

 Après un changement de pilote sur le glacier, c'est donc Pierre qui prend les commandes avec le Président à ses côtés. Je profite encore plus du paysage, je suis émerveillé (comme toujours, me direz vous) par un tel spectacle.








L'esprit de Pym's protégeant ses Jeunes Ailes!





Tiens, la JAscotte se repose sur le cône d'hélice...



Départ du glacier du Tour pour le Talèfre


Quelques posés sur le Talèfre avant un retour sur le Tour, puis à Megève

Merci Walli, pour ce montage des meilleurs moments:



Le lendemain fut plus reposant vu la météo pourrie nous rappelant l'année précédente, ou nous faisant payer le fait de ne pas avoir ramené l'ensemble de la bonne équipe que nous étions.

Vive l'équipe 2013. Merci pour l'ambiance, mais ce serait sympa de vous trouver une autre tête de turc pour l'an prochain, si vous voyez ce que je veux dire... ;-)