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samedi 19 janvier 2013

Nouvel avion, nouvelle variante...

Et bien voilà une nouvelle variante inscrite sur mon carnet de vol : S.L.P.C. .... Mais qu'est-ce donc?

S.L.P.C. signifie : Single Lever Power Control. 
Cette variante concerne les avions monopilotes monomoteurs disposant d'une monomanette de puissance. C'est bien mono tout ça!


Comme nous avons un avion de voyage parti en GV, le Conseil d'Administration a eu la brillante idée de louer un nouvel avion. Certes, en ces temps incertains, il y a peu de voyages organisés par nos membres, mais ça permet de connaître un avion un peu différent : un DR 400 - 135 CDI.

Notre responsable pédagogique a préparé un questionnaire de 30 questions portant sur le manuel de vol. Indispensable d'aller l'ouvrir avant de prévoir un vol. Les questions portent sur le FADEC (Full Autority Digital Engine Control), les limitations, les performances, les procédures normales et d'urgence, les températures, les vitesses... Enfin tout ce qu'il y a à connaître avant de mettre le moteur en route.

En plus, les instructeurs doivent vérifier si le questionnaire a été rempli, ce que je trouve très bien, et bien-sûr expliquer ce qui aurait pu être incompris par le postulant à la place gauche.

C'est donc avec mon instructeur préféré que je me mets aux commande de notre machine. Après un amphi-cabine, nous mettons en route. Je suis impressionné par le silence de l'avion. Ceci est dû à l'hélice trois pales.


Le tableau de bord est un peu plus chargé que nos DR400 habituels, mais on s'y fait vite. 


En plus, et c'est tout bénef', les heures de l'avion sont comptées bloc-bloc et non à l'horamètre. Ça, c'est bien. 

Le roulage est identique, mais en moins bruyant. Les essais moteurs se font automatiquement avec le FADEC. Et ça va beaucoup plus vite que quand nous les faisons au point d'arrêt.

Alignement, mise en puissance et c'est parti pour quelques tours de piste et de la magna. C'est un des excellents contrôleurs qui nous donne la clairance de départ. L'avion monte bien avec son moteur diésel et son hélice tripale.

Nous partons vers le Grand Large pour quelques virages à 30°, puis 45°, puis un vol lent avant de revenir faire quelques touch sur la piste de Bron et terminer par un encadrement malgré la plafond un peu bas, mais ça passe.

L'avion est très facile à manoeuvrer, et une fois bien équilibré il ne présente aucune difficulté de pilotage.

Après 46 minutes de vol et de mania, mon instructeur me signe mon carnet de vol avec la mention : "Apte à la variante SLPC".

mardi 29 mars 2011

TRACER et AVERDOS

Comme cela m'a été demandé, par Michael entre autres, voici quelques explications, il y a certainement d'autres moyens mnémotechniques, mais ceux-ci me semblent pas mal:

T = Top
R = Route
A = Altitude
C = Cap et Carburant
E = Estimée (délai d'arrivée)
R = Radio et radio-nav
Ceci sert pour un déroutement.

A = Alerte (balise détresse, contrôle aérien...)
V = Vent (direction pour atterrir face au vent)
E = État de la piste
R = Relief (autour du champ)
D = Distance (de la piste)
O = Obstacles (avant et après la piste)
S = Sécurité (PAX, moteur...)
Ceci est pour une interruption volontaire de vol (IVV)

lundi 29 novembre 2010

IASA Institut

Après avoir posté la vidéo sur la météo du message ci-dessous, je suis allé "creuser" sur ce site les informations qui pouvaient m'intéresser.

J'ai trouvé un certain nombre de vidéos, très bien faites, expliquant la visite pré-vol, les espaces aériens et leur gestion en France, les pertes de contrôle en vol à vue, les risques liés aux hélices...

On y voit même une participation de notre ami Jacques sur la ZRT de Feyzin.

Je vous invite à aller visiter ce site, qui propose vraiment des vidéos ludiques:
http://vimeo.com/user1351762

Bons vols à tous.

dimanche 28 novembre 2010

mardi 16 mars 2010

Codes OACI des aéronefs

Pour tous ceux qui souhaitent déchiffrer l'immatriculation des aéronefs, ainsi que certaines particularités "locales", j'ai créé un document accessible dans la "Boite à outils" sur le bandeau de droite.

Les immatriculations n'auront "presque plus" de secret pour vous.
.

dimanche 11 octobre 2009

Tableau de bord du DR400 160cv

Le DR400 est un avion français, des industries ROBIN, en bois recouvert de toile.


Voici le descriptif du tableau de bord:
1- Badin (ou anémomètre): il donne la vitesse de l'avion grâce aux "fameuses" sondes Pitot
2- Horizon artificiel: il permet de connaître l'assiette de l'avion
3- Altimètre: donne l'altitude de l'avion par rapport au niveau moyen de la mer
4- Conservateur de cap: permet de vérifier le cap suivi sur une route
5- Indicateur de virage et bille: l'indicateur de virage donne l'information de l'avion dans l'axe de roulis et la bille indique si l'avion est en vol rectiligne ou en dérapage
6- Variomètre: il indique la vitesse de montée ou de descente de l'avion
7- VOR-LOC: c'est une aide à l'atterrissage: il permet de savoir si l'on est bien dans la bonne pente et dans le bon axe de piste
8- Compte-tours: donne la puissance du moteur
9- Jauges à carburant: niveau dans le carburant. Cet avion possède trois réservoirs
10- Niveau de charge de la batterie: comme son nom l'indique...
11- Température carburant: très important à connaître pour éviter qu'il gèle dans le carburateur
12- Température et Pression d'huile
13- Température des gaz d'échappement
14- Température culasse
15- Température extérieure
16- GPS - radio - transpondeur: le GPS permet de se localiser, la radio permet de converser avec les services de la navigation aérienne et le transpondeur, indique au contrôleur, par un code qu'il attribue, l'altitude et la position de l'avion sur son radar
17- Voyants: indication d'alarmes et de position de certains équipements de vol
18- Balise de détresse: en cas de crash
19- Interrupteurs de feux: anti-collision, atterrissage, roulage, navigation
20- Manette des gaz: donne la puissance à l'avion

samedi 3 octobre 2009

Cartes d'approche à vue française (2)


Après la carte nous permettant l'approche sur l'aérodrome, voici celle qui nous permet d'atterrir.

Les lignes en vert concernent les circuits pour hélicoptères, celles en noir, ceux qui sont à suivre par les avions.

Vous retrouvez donc le "fameux" tour de piste que j'effectue depuis quelque temps, et dont je vous ai déjà parlé dans un précédent "post".

La carte du haut nous donne aussi le numéro de piste, vous constaterez qu'une piste comporte deux numéros suivant l'orientation. Le numéro à deux chiffres correspond à l'angle par rapport au Nord magnétique, également indiqué.

Le schéma dessous indique les voies de circulation autour de la piste, les points d'arrêt avant d'entrer sur la piste, les parkings, ainsi qu'un certain nombre d'outils aidant à l'atterrissage, mais qu'il serait trop complexe d'expliquer ici.

Enfin, dans le tableau du bas, les informations données concernent les pistes:
- le n° de piste (RWY)
- l'orientation magnétique de la piste (QFU)
- la dimension en Longueur et largeur
- la nature de la piste (revêtue ou en herbe)
- la résistance de celle-ci
- la distance utilisable pour le décollage (TODA)
- la distance utilisable pour l'accélération et l'arrêt (ASDA)
- la distance utilisable pour l'atterrissage (LDA)

Toutes ces cartes sont révisées régulièrement par l'Aviation Civile. Il est indispensable pour les pilotes d'en suivre les mises à jour.

Cartes d'approche à vue française (1)


Lors de mon précédent "post", dans lequel j'accueillais mon nouveau contact canadien, je mettais la carte d'aérodrome qu'il contrôlait.


J'ai pensé que certains d'entre vous seraient intéressés de voir les cartes que nous utilisons pour nos approches des aérodromes en France.


Je vous présente donc la carte d'approche de mon aérodrome: LYON-BRON (LFLY). Le prochain "post" traitera de la carte d'atterrissage.
Vous pouvez cliquer sur la carte pour l'agrandir.


Le cartouche du haut nous donne les informations suivantes:
- le nom de l'aérodrome
- qu'il est ouvert à la circulation aérienne publique (il peut être réservé aux avions qui y sont basés, ou aux services de l'État)
- on peut s'y poser en avion ou hélicoptère
les fréquences radio pour contacter :
- les services d'information de vol (FIS)
- les données indispensables pour atterrir ou décoller : piste en service, vitesse et direction du vent, pression atmosphérique, dangers divers (ATIS)
- la fréquence d'approche pour LYON (APP)
- la fréquence de la tour de BRON (TWR)
- la fréquence du sol : autorisation à rouler sur l'aérodrome pour les avions et les véhicules (GND)

Sur la carte, il est indiqué :
- la position de l'aérodrome (rectangle noir et blanc)
- éventuellement d'autres aérodromes (ronds noirs barrés de blanc)
- les zones interdites (limitées en rouge)
- les points d'entrée et/ou de sortie où il faut contacter la tour (lettres dans les ronds)
- les obstacles artificiels pouvant être dangereux pour l'approche : château d'eau, ligne haute tension, cheminée d'usine...
- les zones limitées en bleu indiquent les catégories d'espaces aériens et l'organisme à contacter pour y pénétrer.

A suivre la carte d'atterrissage...

dimanche 13 septembre 2009

Circuit du tour de piste à BRON... Explications!


Comme certains me l'ont demandé, voici une illustration montrant ce qu'est le circuit de "tour de piste" sur l'aérodrome de LYON-BRON, avec quelques explications:
Dans le carré jaune, il y a les indications "En piste 34, débuter le virage à 800 FT/QFE (1460 FT/QNH)"
Piste 34 : piste orientée vers le NORD, c'est à dire que l'on vise un cap de 344° - A l'inverse, il y a la piste 16 (vers le SUD et pour laquelle on vise un cap de 164°)
FT: pied, unité utilisée pour une hauteur. Le pied vaut 0,3048 m.
QFE: pression atmosphérique à l'altitude de la piste
QNH: pression atmosphérique à l'altitude de la mer
Cela signifie que pour une décollage vers le NORD, le virage doit être débuté à une altitude de 244 m du sol, si l'on prend pour repère l'altitude de la piste, ou 475 m si l'on prend pour référence le niveau de la mer.
Pour information, bien que la mer soit un peu loin pour se repérer, notre altimètre dans l'avion est calé sur la pression atmosphérique au niveau de la mer, nous utilisons donc le plus souvent la valeur QNH. Celle-ci nous est donnée par le contrôle de l'aérodrome.
Par commodité, le circuit représenté par un trait noir, appelé "tour de piste", se fait à 1500 FT QNH.

Les circuits verts sont ceux que doivent suivre tous les hélicoptères évoluant dans le circuit de l'aérodrome.
Les ronds bleus indiquent des communes, qu'il ne faut pas survoler à cette altitude.

J'espère avoir répondu à vos questions, souvent mes indications étant un peu techniques pour des non-initiés, vous avez donc ici quelques "traductions".

Merci de continuer à faire vos commentaires pour que j'améliore ce blog.

Bonne lecture.